Biographie de l’Imam Zayd ibn Ali ibn al-Hussein ibn Ali ibn Abi Taleb (Que la paix soit sur eux)

L’imam Zayd ibn Ali, en tant que combattant pour la cause de Dieu, prêchant sa religion, était un symbole pour les hommes de son époque, une perle pour les gens de sa génération, et un guide pour les gens de la maison du Prophète en son temps. Dieu lui a ouvert les portes du savoir, grâce à son éducation par des savants, tels son père le pieux Ali et Jabir ibn Abdallah al-Ansâri. Lorsqu’on posa la question à Jaafar al-Sadiq au sujet de son oncle, l’imam Zayd, il dit : Par Dieu, il nous surpassait tous dans la lecture du Livre de Dieu, et la connaissance des lois religieuses, tout en restant le plus attaché aux liens familiaux. Par Allah ! Il n’a pas laissé son pareil, tant pour ce qui concerne les affaires de ce monde, ou celles de l’au-delà. 

Al-Cha’bi dit : « Les femmes n’ont pas accouché de plus vertueux que Zayd ibn Ali, ni plus connaisseur des lois religieuses, ni plus courageux ou plus ascète ». 

On interrogea al-Baqir au sujet de son frère Zayd. Sa réponse fut : « Zayd a été le plus doué pour le savoir. » Cette confession confirme que Zayd était plus savant que lui. Que dire alors de cet homme dont la valeur et le savoir dépassaient al-Baqir, et dont la vertu et la droiture sont reconnues ? Faisant la biographie de Jabir al-Jaafi, Al-Dhahabi écrit qu’il a appris de Baqir soixante-dix mille hadiths. Qu’en est-il alors de celui dont le savoir surpasse celui d’al-Baqir, comme ce dernier le reconnaît lui-même ?

Abu Hanifa, que Dieu lui soit miséricordieux, dit : « Je n’ai pas vu un homme pareil à Zayd. Je n’ai pas vu plus connaisseur des lois religieuses ou plus savant que lui ». 

Parmi ceux qui se sont intéressés à la biographie de Zayd, il y a : al-Dhahabi dans son texte sur Jabir al-Jaafi, al-Mazzi dans Tahdhib al-Kamal, ibn ‘Asâkir, ad-Daylami dans al-Adhkâr et dans son Musnad, as-Suyuti dans al-Jâmi’ al-Kabir fi musnad Hudhayfa ibn al-Yamène, al-Dhahabi encore dans an-Nubalâ, al-Maqrizi dans al-Mawa’iz wal i’tibar, ibn Khaldoun dans al-‘Ibar, ibn al-Athir, al-Hakim dans Jalâ’ al-absâr, ibn ‘Inba dans Bahr al-ansâb, et la liste est encore longue.

Il s’est notamment spécialisé dans l’éloquence et la rhétorique comme il s’est spécialisé dans la science du Coran et des lectures. On rapporte sur lui d’ailleurs une lecture particulière. Nachouan ibn Saïd en donne des informations, aussi bien que le cheikh Abu Hayyan, le leader des grammairiens, qui l’a présentée dans son ouvrage Al-Nîr al-Jalî fî qirâ’ati Zayd ibn Ali. L’auteur de : al-Kashâf, en rapporte également beaucoup. Jabir rapporte qu’il a interrogé Muhammad ibn Ali al-Baqir au sujet de son frère Zayd. Il lui a dit : – Tu me demandes de te parler d’un homme plein de foi et de savoir, de la tête aux pieds. Un homme qui est le maître parmi les gens de sa maison. Dans Mishkât alanwâr, Al-Daylami parle du Jihad de l’imam Zayd ibn Ali, en mentionnant ce qui s’est passé entre lui et Hichem.

Concernant ce qui a été prédit par son ancêtre al-Mustapha (l’élu) à son propos, alSuyûti rapporte dans al-Jâmi’ al-Kabir fi musnad Hudhayfa ibn al-Yamène, que : Le Prophète (ppsl) a un jour regardé Zayd ibn Haritha et il a pleuré. Puis, il a dit : « L’opprimé parmi les gens de ma maison, porte ce prénom. Le tué pour Dieu et le supplicié dans ma nation, porte le même prénom », en faisant allusion à Zayd ibn Haritha. Ensuite, il lui a dit : « Approche-toi, ô Zayd. Dieu a augmenté mon amour pour toi, car tu portes le même prénom que mon cher petit-fils, Zayd ». (Cité par ibn ‘Asakir.)

Al-Daylami dans Mishkât al-anwâr, al-Mahdi Li-dîne Allah Muhammad ibn Muhammad ibn al-Mutahhar dans al-Minhâj, al-Hakim dans Jalâ’ al-absâr, et l’imam Abu Talib Yahya ibn al-Hussein dans al-Amâli, rapportent tous que le Prophète (ppsl) a dit : « Le martyr dans ma communauté est celui qui défendra la vérité. C’est le crucifié de Kunâsa (endroit à Kûfa). Il est le guide des moudjahidines, et le meneur des croyants portant sur leurs fronts le signe lumineux de leur piété. Le Jour de la résurrection, ses amis seront reçus par les anges les plus proches de Dieu. Ils les inviteront en disant : Entrez. Vous n’avez plus rien à craindre, et plus rien ne vous chagrinera. »

Al-Daylami dans Mishkât al-anwâr, al-Hakim dans Jalâ’ al-absâr, et l’imam alMahdi dans al-Minhâj, rapportent tous que le Prophète (ppsl) a dit à Hussein ibn Ali : « Ô Hussein ! Un homme de ta descendance passera le Jour de la résurrection avec ses amis par-dessus les têtes des gens. Portant sur leurs fronts le signe lumineux de la piété, ils entreront au paradis, sans même être jugés. »

Al-Daylami rapporte également, aussi bien qu’al-Mahdi dans al-minhâj, l’auteur de hidâyat arrâghibîn et al-Hakim al-Jachmi, d’après Anas, que le Messager de Dieu (ppsl) a dit : « Un homme de ma descendance, dont le nom est Zayd, sera tué à un endroit appelé Kunâsa, parce qu’il aura prêché la cause de la vérité. » Dans al-minhâj, une autre phrase termine ce hadith : « Aucun œil, l’ayant vu dans sa nudité, ne verra le paradis. »

Sa situation : 

C’était un homme qui jeûnait un jour sur deux, et passait la nuit entière éveillé, comme son père le pieux Ali, que la paix soit sur eux. Parmi ses ouvrages, on cite son musnad intitulé al-majmu’ al-fiqhi (recueil de jurisprudence), et al-majmu’ al-hadithi , qui s’intéresse essentiellement aux propos du Prophète (ppsl). Celui qui les a rassemblés est Abdelaziz ibn Ishâq al-Baghdadi.

Il est aussi l’auteur de Tafsir al-gharib min al-Qur’ân , Tathbit al-imama, Mansak al-hajj.

Il est né en l’an 76 de l’hégire, et quand il a atteint l’âge de 46 ans, il a été tué par une flèche, cinq jours avant la fin de Muharram, en l’an 122 de l’hégire.

L’auteur de ‘Umdat attâlib al-Sharif, Ahmed ibn Ali ibn ‘Inba, dit à propos de lui : Zayd, le martyr, fils d’Ali ibn al-Hussein ibn Ali ibn Abi Taleb, que Dieu honore son visage, a pour pseudonyme : Abu al-Hussein. Fils d’une mère qui était esclave, ses qualités et ses attributs moraux sont trop nombreux pour être détaillés. Durant le règne de Hichem ibn Abdel Malik, quinze mille hommes parmi les habitants de Kûfa lui ont fait le serment d’allégeance. Mais la veille de sa révolte, ils ont pris leurs distances, à part trois cent seulement qui lui sont restés loyaux. Quand il fut tué, on envoya sa tête en Syrie, puis à Médine, où on l’accrocha près de la tombe du Prophète (ppsl), et son cadavre fut exposé nu. Mais dans le même jour, une araignée le recouvrit de sa toile. Il est tout de même resté ainsi crucifié et exposé durant quatre ans. Puis, on l’a fait descendre, pour le brûler. Ses cendres ont été jetées dans l’Euphrate. Son meurtrier est Youssef ibn Muhammad ibn Youssef ibn Omar al-Thaqafi. 

Zayd, que Dieu l’agrée, a eu quatre fils, dont : Yahya, qui fut tué à Jawzajân à l’âge de dix-huit ans. D’après le Tarikh de Yâfi’i, lorsque Zayd est sorti, une grande assemblée de gens est venue lui dire : – Déclare que tu renies Abu Bakr et Omar, et nous te prêterons le serment d’allégeance. Il leur répond : – Je ne le ferai pas. Ils lui disent : Alors, nous te renions. Il leur dit : – Allez vous-en. Vous êtes les rafidha (négateurs) !

Depuis, on les appelle Rafidha. Quant à ceux qui lui sont restés fidèles, ainsi qu’à Abu Bakr et Omar, on les appela les Zaydites. Ibn al-Athir en parle longuement dans la deuxième partie de son ouvrage, ainsi qu’ibn ‘Asâkir dans le chapitre sous la lettre Z, et alDhahabi dans Tahdhib al-tahdhib (quatrième partie, sous la lettre Z).

Bakr ibn Muhammad Achour al-Sidqi al-Hanafi

23 Chawwâl 1328.

Musnad Imam Zayd Ibn Ali (PDF 48Mo)