Récits sur le jeudi de la calamité – jeudi noir

Musnad Imam Ahmad Bin Hanbal – Edition Darussalam – Volume 3 – Hadith 2990 pages 65 et 66

2990. Il a été relaté qu’Ibn ‘Abbas (raa) a dit: « Quand le Messager d’Allah (sawas) était sur le point de mourir, il a dit : « Eh bien, laissez-moi écrire pour vous un dossier après quoi vous ne vous égarerez pas. » Il y avait quelques hommes dans la maison, parmi qui était ‘Umar Ibn Al-Khattab. ‘Umar a dit : le Messager d’Allah (sawas) est dominé par la douleur et vous avez le Coran, le Livre d’Allah est suffisant pour nous. Les gens dans la maison n’ont pas été d’accord et ils se sont disputés. Certains d’entre eux ont dit : « Laissez le Messager d’Allah (sawas) écrire (quelque chose) pour vous, ou ils ont dit : « Amenez quelque chose et laissez le Messager d’Allah (sawas) écrire (quelque chose). » D’autres ont été d’accord avec ce que ‘Umar a dit. Quand leur désaccord et leurs disputes sont devenus excessifs, le Messager d’Allah (sawas) s’est senti débordé, il a dit : « levez-vous et quittez (ma maison). » Ibn ‘Abbas a pris l’habitude de dire : « Quelle calamité ce fut le jour où le Messager d’Allah (sawas) fut empêché d’écrire ce document pour eux à cause de leur désaccord et disputes !

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 1 – Hadith 114 page 149

Sanad : Yahyâ Ibn Soulaymân (al-Jou‘fî al-Koufî) nous a rapporté disant que (‘Abdallah) Ibn Wahb (Ibn Mouslim al-Misrî) m’a rapporté disant que Yoûnous (Ibn Yazîd al-Aylî l’affranchi de Mou‘âwiya Ibn Abî Soufyân) m’a informé selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Oubaydallah Ibn ‘Abdallah (Ibn ‘Otba Ibn Mas’oûd) selon (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs qui dit :
Matn : Quand le Prophète (sawas) sentit sa maladie s’aggraver, il dit : « Apportez de quoi écrire, je vais vous dicter des directives qui vous empêcheront de vous égarer après moi ! » ‘Omar (Ibn al-Khattâb) intervint et dit : « La maladie a eu raison de l’Envoyé de Dieu (sawas), et nous avons le Livre de Dieu qui nous suffit ! » Ils ne purent s’entendre, et un bruit confus s’éleva ! « Sortez de chez moi dit le Prophète (sawas), le désaccord n’est pas permis en ma présence ! » (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs sortit de chez le Prophète (sawas) en disant : « L’irréparable malheur est bien celui d’avoir empêché le Prophète (sawas) de mettre à exécution cet écrit ! »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 3053 pages 925, 926

Sanad : Qabîsa (Ibn ‘Ouqba al-Koûfî) nous a rapporté disant que (Soufyân) Ibn Ouyayna (al-Makki) nous a rapporté selon Soulaymân (Ibn Abî Mouslim) al-Ahwal selon Sa’îd Ibn Joubayr (Ibn Hichâm, l’affranchi de Wâliba al-Asadî al-Koûfi) selon (‘Abdallah) Ibn ‘Abbas (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : Quand ce fut jeudi, Ibn ‘Abbâs pleura à chaudes larmes au point d’en mouiller les cailloux, puis il dit : la douleur du Prophète (sawas) empira ce jeudi-là, alors il dit : « Apportez-moi de quoi rédiger un écrit qui vous empêchera à jamais de vous égarer ! »
Une contestation s’éleva parmi les assistants, alors que la discussion n’est pas permise en présence d’un prophète ! « Le Prophète (sawas) délire ! dirent-ils. — Laissez-moi ! dit-il. L’ambiance où je me trouve est meilleure que ce que vous me proposez ! »
A sa mort, il fit trois recommandations :
– expulsez les infidèles d’Arabie ;
– traitez les délégués des tribus comme je les traitais ;
J’ai oublié la troisième recommandation, dit Ibn ‘Abbâs !
J’ai interrogé Moughîra Ibn ‘ Abd ar-Rahmân, dit Ya‘qoûb Ibn Mohammad sur les limites de l’Arabie. C’est, dit-il, la Mecque, Médine, Yamâma et le Yémen.
Ya‘qoûb précise qu’al-‘Araj (station entre la Mecque et Tahma à 78 miles de Médine environ) et qu’une partie de Tihâma (région s’étendant entre Najd et la Mer Rouge) en font partie.

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 3168 pages 1013, 1014

Sanad : Mohammad (Ibn Salâm al-Bîkandî) nous a rapporté disant que (Soufyân) Ibn ‘Ouyayna (al-Makkî) nous a rapporté selon Soulaymân Ibn Abî Mouslim al-Ahwal qui dit avoir entendu Sa‘îd Ibn Joubayr (Ibn Hichâm, l’affranchi de Wâliba al-Asadî al-Koûfï) disant avoir entendu (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs (Dieu en soit satisfait).
Matn : ‘Abdallah Ibn ‘Abbâs (Dieu en soit satisfait) dit : « Quand ce jour fut ce jeudi-là, et quel sinistre jeudi il fut ! — Et Ibn ‘Abbâs se mit à pleurer à chaudes larmes au point d’en mouiller les cailloux ! — De quel jeudi parles-tu ? dit Sa‘îd Ibn Joubayr. »
Alors Ibn ‘Abbâs dit : La douleur du Prophète (sawas) empira ce jeudi-là, alors il dit : « Apportez-moi un os d’omoplate que je vous rédige un écrit qui vous empêchera à jamais de vous égarer ! »
Une discussion s’éleva parmi les assistants, alors que toute discussion est inadmissible en présence d’un Prophète ! « Le Prophète (sawas) délire, dirent-ils, demandez-lui ce qu’il veut dire ! — Laissez-moi ! dit-il. L’ambiance où je me trouve est meilleure que ce que vous me proposez ! »
Il leur fit trois recommandations :
– expulsez les polythéistes de l’Arabie,
– traitez les délégués des tribus comme je les traitais,
La troisième recommandation est certainement bonne, mais ou bien il ne l’a pas prononcée, ou il l’a citée et je l’ai oubliée !
Cette remarque, dit (Soufyân) Ibn ‘Ouyayna (al-Makkî) est de la part de Soulaymân Ibn Abî Mouslim al-Ahwal !

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 3 – Hadith 4431 page 642

Sanad : Qoutayba (Ibn Sa‘îd ath-Thaqafî) nous a rapporté disant que Soufyân (Ibn ‘Ouyayna al-Makkî) nous a rapporté selon Soulaymân (Ibn Abî Mouslim) al-Ahwal selon Sa‘îd Ibn Joubayr (Ibn Hichâm, l’affranchi de Wâliba al-Asadî al-Koûfî) qui dit : (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs dit :
Matn : Quand ce fut jeudi, et quel mémorable jeudi, la douleur du Prophète (sawas) empira, alors il dit : « Apportez-moi de quoi rédiger un écrit qui vous empêchera à jamais de vous égarer ! »
Une contestation s’éleva parmi les assistants, alors que la discussion n’est pas permise en présence d’un prophète ! Le Prophète (sawas) délire ! dirent-ils. Ils se I mirent à lui demander des explications, et à lui donner leurs points de vue !
« Laissez-moi ! dit-il, l’ambiance où je me trouve est meilleure que ce que vous me proposez ! »
A sa mort, il fit trois recommandations : – expulsez les infidèles d’Arabie, -traitez les délégués des tribus comme je les traitais.
Le Prophète se tut et ne cita pas la troisième recommandation, ou, dit Ibn ‘Abbâs, j’ai oublié la troisième !

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 3 – Hadith 4432 pages 642, 643

Sanad : ‘ Alî Ibn ‘Abdallah (Ibn Ja‘far al-Madanî) nous a rapporté disant que ‘ Abd ar-Razzâq (Ibn Hammâm as-San‘ânî) nous a rapporté disant que Ma‘mar (Ibn Râchid al-Azdî al-Basrî) nous a informés selon (Ibn Chihâb) az-Zouhrî (Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Oubaydallah Ibn ‘Abdallah Ibn ‘Otba (Ibn Mas‘oûd) selon (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : Quand le Prophète (sawas) sentit sa maladie s’aggraver, alors que sa chambre était pleine de monde, il dit : « Apportez de quoi écrire, je vais vous dicter des directives qui vous empêcheront de vous égarer après moi ! »
Certains intervinrent pour dire : la maladie a eu raison de l’Envoyé de Dieu (sawas), et nous avons le Livre de Dieu qui nous suffit ! Ils ne purent s’entendre, et la discorde s’installa ! Les uns dirent d’approcher le scribe pour échapper à la discorde pour toujours, d’autres dirent autrement.
Quand les voix s’élevèrent, et que la discorde régna, le Prophète (sawas) dit :
« Sortez ! »
‘Oubaydallah Ibn ‘Abdallah Ibn ‘Otba disait : Ibn ‘Abbâs sortit de chez le Prophète (sawas) en disant : L’irréparable malheur est bien celui d’avoir empêché le Prophète (sawas) de mettre à exécution cet écrit, à cause de leur désaccord et leurs propos inutiles !

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 4 – Hadith 5669 pages 401, 402

Sanad : Ibrâhîm Ibn Moûsâ (Ibn Yazîd at-Tamîmî al-Farrâ’) nous a rapporté que Hichâm (Ibn Yoûsouf as-San‘ânî) nous a rapporté selon Ma‘mar (Ibn Râchid al-Azdî al-Basrî) [selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Oubaydallah Ibn ‘Abdallah (Ibn ‘Otba Ibn Mas‘oûd) selon (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs (Dieu en soit satisfait) qui dit].
Autre sanad : ‘Abdallah (Ibn Mohammad Aboû Ja‘far al-Jou‘fî al-Mousnadî) m’a rapporté que ‘Abd ar-Razzâq (Ibn Hammâm as-San‘ânî) nous a rapporté que Ma‘mar (Ibn Râchid al-Azdî al-Basrî) nous a informés selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Oubaydallah Ibn ‘Abdallah (Ibn ‘Otba Ibn Mas‘oûd) selon (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : Lorsque le Prophète (sawas) fut à l’agonie, il y avait dans la maison des hommes dont ‘Omar Ibn al-Khattâb. Le Prophète (sawas) leur dit : « Je vais vous laisser des directives écrites qui vous empêcheront de vous égarer après ma mort. » Alors ‘Omar (Ibn al-Khattâb intervint et dit : « La maladie a eu raison de l’Envoyé de Dieu, et nous avons le Coran et le Livre de Dieu nous suffit ! » Ils ne purent s’entendre et la confusion régna parmi tous. Certains dirent : apportez au Prophète de quoi écrire, les autres s’en tinrent à l’opinion de ‘Omar Lorsque leur vacarme s’éleva, le Prophète (sawas) leur dit : « Sortez de chez moi ! »
‘Oubaydallah ajouta : Ibn ‘Abbâs disait et répétait : « L’irréparable malheur est bien celui d’avoir empêché le Prophète (sawas) de mettre à exécution cet écrit ! »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 7366 pages 411, 412

Sanad : Ibrâhîm Ibn Moûsâ (Ibn Yazîd at-Tamîmî al-Farrâ’) nous a rapporté que Hichâm (Ibn Yoûsouf as-San‘ânî) nous a informé selon Ma‘mar (Ibn Râchid al-Azdî al-Basrî) selon (Ibn Chihâb) az-Zouhrî (Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Oubaydallah Ibn ‘Abdallah (Ibn ‘Otba Ibn Mas’oûd) selon (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : Lorsque le Prophète (sawas) fut à l’agonie, il y avait dans la maison des hommes dont ‘Omar Ibn al-Khattâb. Le Prophète (sawas) leur dit : « Je vais vous laisser des directives écrites qui vous empêcheront de vous égarer après ma mort. »
Alors ‘Omar (Ibn al-Khattâb) intervint et dit : « La maladie a eu raison de l’Envoyé de Dieu, et nous avons le Coran, et le Livre de Dieu nous suffit ! » Ils ne purent s’entendre et la confusion régna parmi tous. Certains dirent : apportez au Prophète de quoi écrire, les autres s’en tinrent à l’opinion de ‘Omar. Lorsque leur vacarme s’éleva, le Prophète (sawas) leur dit : « Sortez de chez moi ! »
‘Oubaydallah (Ibn ‘Abdallah Ibn ‘Otba Ibn Mas‘oûd) ajouta : « (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs disait et répétait : « L’irréparable malheur est bien celui d’avoir empêché le Prophète (sawas) de mettre à exécution cet écrit ! »

Sahih Muslim – Edition Al Biruni – Hadith 1871 page 643

1871- Saïd Ibn Joubayr raconte qu’un jour où Ibn Abbass s’exclamait: «voilà jeudi! que c’est grand un jeudi!», il se mit à verser un torrent de larmes sur les cailloux. A cette vue, je lui demande: «O Ibn Abbass, dis-moi ce que veut dire ce jeudi dont tu parles.» Il me répond: «Ce jour-là, au paroxysme de la douleur, le Messager d’Allàah, a demandé de quoi écrire son testament pour qu’il n’y ait pas d’égarement après sa mort. Ceux qui l’entouraient étaient tiraillés et en aucun cas, il est séant qu’un litige éclate devant un Prophète. Ils se demandaient: «Mais qu’est-ce qu’il a? Est-ce qu’il divague? Essayez de comprendre.» Le Messager (A.B.S) leur dit: «Laissez- moi tranquille, je me porte très bien. Mes dernières volontés sont au nombre de trois, c’est mon testament pour vous: expulsez les polythéistes de la presqu’île arabique, donnez aux délégués dans la région, les mêmes privilèges que je leur accordais.» Un long silence a suivi, ajoute Ibn Abbass, sans qu’il prononçât la troisième recommandation, peut-être l’a-t-il dictée à voix basse et je l’ai involontairement oubliée.»

Sahih Muslim – Edition Al Biruni – Hadith 1872 page 644

1872- Ibn Abbâss raconte: lorsqu’il a accueilli ce jour de jeudi par ces mots: «qu’il est grand le jour du jeudi,» il a versé de grosses larmes qui coulaient sur ses joues telle une rivière de perles. Alors le Prophète (A.B.S) dit: «apportez-moi le feuillet et l’encrier (ou le tableau et l’encrier) pour pouvoir écrire un message qui vous évitera tout égarement à l’avenir.» A ce moment-là, les gens commencèrent à se dire : «Le Messager d’Allah (A.B.S) divague.»

Sahih Muslim – Edition Al Biruni – Hadith 1873 page 644

1873- Ibn Abbâss raconte: « sur son lit d’agonie, le Messager d’Allàh (A.B.S) dit en présence de beaucoup d’amis, dont Omar Ibn Al- Khattâb: «Apportez-moi vite de quoi vous écrire un message qui vous évitera tout égarement à l’avenir.» Omar confie alors: «Le Prophète est sous l’empire de la douleur. Vous avez le Coran. Le livre d’Allah suffit.» Sur ce, les gens ont commencé à se diviser entre qui voulait qu’on se rapprochât du Prophète pour qu’il transmît son message, et qui partageait l’avis de ‘Omar. Les cris s’élevèrent à tel point que le Messager d’Allâh (A.B.S) dut intervenir: «Levez-vous.»
Ibn Abbass, ajoute Oubaïdollah, avait l’habitude de dire: «Le malheur, tout le malheur on le doit au désaccord entre les gens qui a empêché le Prophète (A.B.S) d’écrire son message.»