Récits sur l’anniversaire du Prophète (mawlid)

Ibn Taymiyyah a dit que célébrer le Mawlid apporte une grande récompense

Dans le livre qu’il a intitulé « Iqtida as-Sirat al-Moustaqim » (page 269 de cette édition) Ibnou Taymiyyah, l’anthropomorphiste, a dit au sujet du Mawlid :

« Célébrer le Mawlid et le prendre comme une occasion religieuse qui se répète chaque année comme certain le font, il y a en cela une grande récompense pour sa bonne intention, et pour sa glorification du prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam »

L’Imam Ibn Hajar Al-‘Asqalani approuve la célébration du Mawlid

Dans son recueil de fatwa : « Al-Hawi li l-Fatawa », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), après avoir fait l’éloge du Mawlid , le Hafidh As-Souyouti a dit:

« Le Chaykh de l’Islam, le Hafidh de son époque Abou l-Fadl Ibnou Hajar fut interrogé au sujet de l’organisation du Mawlid. Il répondit ce qui suit : L’organisation du Mawlid à l’origine est une innovation qui n’est rapportée d’aucun des gens du Salaf vertueux, ceux des trois premiers siècles. Malgré cela, elle comporte de bons aspects et des aspects qui leur sont contraires. Dans le cas où les gens ne font dans leur acte que les bons aspects et se gardent de leurs opposés, c’est une bonne innovation. Dans le cas contraire, ça ne l’est pas. Il m’a semblé bon d’extraire à ce sujet des hadith confirmés. C’est ce qui est confirmé dans les deux Sahih que le Prophète (‘alayhi s-salatou wa salam) vint à Médine et y trouva les juifs jeûnant le jour de ‘Achoura. Il les interrogea et ils répondirent : c’est le jour où Allah a fait périr Pharaon et a sauvé Mouça. Nous le jeûnons pour remercier Allah ta’ala.  

On tire de cela la permission d’accomplir un acte de remerciement envers Allah pour ce qu’Il a accordé par grâce en un jour précis, que ce soit un bienfait accordé ou un mal repoussé et la permission de l’accomplir de nouveau la même journée de chaque année. Le remerciement envers Allah s’effectue par différentes sortes d’adorations comme la prosternation, le jeûne, l’aumône, la récitation. Et quel plus grand bienfait que l’apparition de ce Prophète, le Prophète de la miséricorde en ce jour-là. Ainsi il convient de rechercher et de s’assurer de la journée elle-même pour que cela soit conforme à l’événement arrivé à Mouça au jour de ‘Achoura. Celui qui ne s’assure pas de cela et n’y prête pas attention organisera le Mawlid n’importe quel jour du mois, ou même certains le généraliseront et le feront n’importe quel jour de l’année et cela comportera ce que cela comportera …

Voilà concernant l’origine de l’organisation de la fête et ce qu’on y fait. Il convient donc de se limiter à ce qui représente un remerciement de Allah ta’ala, de l’ordre de ce qui a été cité plus haut, à savoir la récitation, la présentation de nourriture et le chant de quelques chants élogieux rappelant le détachement des plaisirs du bas-monde et touchant les cœurs pour les inciter à faire le bien et à œuvrer pour l’au-delà»

Adh-Dhahabi fait l’éloge de la commémoration du Mawlid

Dans son livre « Siyari A’lami n-Noubala » (tome 22 pages 334 à 336 de cette édition), lors de son chapitre consacré au roi Al-Moudhaffar (le roi de Irbil), Adh-Dhahabi a dit :

« Quant à sa commémoration du Mawlid, les mots sont trop faibles pour en parler. Les gens voyageaient depuis l’Irak et depuis la péninsule arabique, on leur construisait des coupoles en bois pour eux et pour leurs princes et on les décorait, on y trouvait des troupes de chants et de divertissements. Il descendait tous les jours au temps du ‘asr pour assister aux animations dans chaque coupole et regardait avec curiosité, il faisait ainsi pendant des jours. Il choisissait une grande quantité de bœufs, de chameaux et de moutons qu’il sacrifiait et cuisait en des plats variés. Il faisait confectionner de nombreux habits d’apparat pour les soufis.

Les prêcheurs faisaient la tournée des villes en exhortation. Il distribuait un argent considérable. Ibn Dahiyah a composé pour lui le Livre du Mawlid et il le récompensa de mille dinars.

Il était modeste, bienfaisant, sunnite, il aimait les savants de la jurisprudence et les savants du hadith.»

Ibn Kathir parle en bien du Mawlid

Dans son livre d’histoire « Al-Bidayah wa n-Nihayah » (tome 4, page 127 de cette édition) Ibnou kathir a dit :

« Il organisait – il vise le roi Al-Moudhaffar – le Mawlid honoré au mois de Rabi’ou l-Awwal et le fêtait par une festivité grandiose. Il était magnanime, courageux, brave, sage, savant et juste, que Allah lui fasse miséricorde et qu’Il honore pour lui sa demeure dans l’au-delà. Le chaykh Abou l-Khattab Ibnou Dahyah a composé pour lui un livre sur la naissance du Prophète qu’il a intitulé : “At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir” ; il l’a récompensé pour cela de mille dinars. L’époque de son règne s’est prolongée jusqu’à ce qu’il meurt alors qu’il faisait le siège des croisés dans la ville de ‘Akka en l’an six-cent-trente et il était alors louable de conduite et de fond de cœur ».

L’Imam As-Souyouti approuve et fait l’éloge du Mawlid

Le Hafidh As-Souyouti dans son recueil de fatwa : « Al-Hawi li l-Fatawa », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), a dit :

« La question a été posée sur le fait de commémorer la naissance honorée au mois de Rabi’ou l-‘Awwal, quel est son jugement du point de vue de la Loi de l’Islam ? Est-ce une chose louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui le commémore a des récompenses ou non ?

La réponse d’après moi est la suivante : la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-an, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance.

Le premier à l’innover fut le gouverneur de Irbil, le roi Al-Moudhaffar Abou Sa’id Koukabri Ibnou Zayni d-Din ‘Ali Ibnou Baktakin qui était l’un des rois glorieux et des grands généreux. Il a laissé de bonnes traces et c’est lui qui avait édifié la mosquée Al-Moudhaffari au pied de la montagne de Qasiyoun   ».