Hadiths sur la perte de foi pendant la fin des temps ainsi que les signes distinctifs des wahhabites

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 3344 pages 1133, 1134

Sanad : (Mohammad) Ibn Kathîr (al-‘Abdî al-Basrî) rapporte selon Soufyân (Ibn Sa‘îd ath-Thawrî) selon son père (Sa‘îd Ibn Masroûq Aboû Soufyân, ath-Thawrî al Koûfï) selon (‘Abd ar-Rahmân) Ibn Abî Nou‘m (al-Bajalî) selon Aboû (Sa‘îd al Khoudrî) (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : ‘ Alî (Ibn Abî Tâlib) (Dieu en soit satisfait) envoya (du Yémen) une pépite d’or au Prophète (sawas) qui l’a partagea entre quatre personnes, à savoir :
– Aqra‘a Ibn Hâbis al-Handhalî, al-Moujâch‘î,
– ‘Ouyayna Ibn Badr al-Fazârî,
– Zayd at-Tâ’î, de la tribu de Banî Nabhân, et
– ‘Alqama Ibn ‘Oulâtha al-‘Âmirî, de la tribu de Banî Kilâb.
Les Qouraychites et les ansâr en furent vexés. Le Prophète (sawas) fait des dons aux chefs de Najd, dirent-ils, et nous délaisse ! — Mais c’est pour les gagner à l’Islam, dit le Prophète (sawas).
Alors un homme aux yeux caves, aux joues et au front saillants, à la barbe touffue et aux cheveux rasés, dit au Prophète (sawas) : « Mohammad ! Crains Dieu !
– Mais qui obéirait à Dieu si je Lui désobéis ? dit le Prophète (sawas). Dieu me confie-t-il les habitants de la terre et vous ne m’accordez pas votre confiance ? »
Quelqu’un – je crois Khâlid Ibn al-Walîd – demanda au Prophète (sawas) l’autorisation de le tuer. Il refusa.
Quand l’homme se retira, le Prophète (sawas) dit : « Cet homme donnera naissance à des descendants qui réciteront le Coran mais sans pour autant dépasser leur gorge. La foi quittera leurs cœurs comme sort la flèche qui passe à travers la cible. Ils tueront les adeptes de l’Islam et épargneront les adorateurs des idoles. Si jamais je les atteignais, je les anéantirais comme furent anéantis les ‘Âdites. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 3 – Hadith 3610 pages 75, 76

Sanad : Aboû al-Yamân (al-Hakam Ibn Nâfi‘ al-Himsî) nous a rapporté disant que Chou‘ayb (Ibn Abî Hamza al-Himsî) nous a informés selon (Ibn Chihâb) az-Zouhrî (Mohammad Ibn Mouslim) qui dit : Aboû Salama (‘Abdallah) Ibn ‘Abd ar-Rahmân (Ibn ‘Awf az-Zouhrî) m’a informé disant que Aboû Sa‘îd al-Khoudrî (Dieu en soit satisfait) dit :
Matn : Nous étions auprès du Prophète (sawas) qui partageait un butin (le butin de Hounayn) quand Dhoû al-Khouwaysira, un homme de la tribu des Banî Tamîm, se présenta et dit au Prophète (sawas) : « Sois équitable ! — Malheur à toi ! lui dit le Prophète (sawas), qui serait équitable si je ne l’étais pas ! Tu serais perdu si je ne l’étais pas ! (c’est-à-dire tu serais perdu de suivre un homme injuste). — Envoyé de Dieu, dit ‘Omar ! Permets-moi de lui trancher le cou ! — Laisse-le, dit le Prophète (sawas), il a des compagnons que l’un de vous mésestime sa prière comparée à la leur, et son jeûne comparé au leur ; ils récitent le Coran sans que son effet ne dépasse leurs clavicules (c’est-à-dire n’atteigne jamais le ciel) ! Ils sortent de la foi aussi vite qu’une flèche de son gibier (en le transperçant) ! As-tu vu sa pointe ? Tu n’y vois aucune trace de sang ! Tu regardes la jonction de fer avec son support, tu n’y vois rien ! Tu regardes sa hampe, non plus ! Tu regardes les palmes qui la garnissent, aucune trace ! La flèche aura traversé en toute vitesse sang et chyme sans en garder trace ! Leur signalement est un noir dont le biceps de l’un de ses bras s’agite comme le sein d’une femme ! Ils feront leur apparition au moment où les gens se trouveront en dissidence ! »
Aboû Sa‘îd al-Khoudrî dit : J’atteste avoir entendu ce hadîth directement du Prophète (sawas) et j’atteste que ‘Alî (Ibn Abî Tâlib) les a combattus et moi avec lui. ‘Alî ordonna de chercher ce noir. Je l’ai vu ! Il portait le signalement tel que le Prophète (sawas) l’avait dépeint !

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 3 – Hadith 3611 pages 76, 77

Sanad : Mohammad Ibn Kathîr (al-‘Abdî al-Basrî) nous a rapporté disant que Soufyân (Ibn Sa‘îd ath-Thawrî) nous a informés selon al-A‘mach (Soulaymân Ibn Mihrân) selon Khaythama (Ibn ‘Abd ar-Rahmân al-Jou‘fî) selon Souwayd Ibn Ghafala (al-Jou‘fï al-Koûfî) qui dit : ‘Alî (Ibn Abî Tâlib) dit :

Matn : Choir du ciel m’est préférable que de mentir sur le Prophète (sawas), mais quand je vous parle d’autre chose, sachez que la guerre est stratagème. J’ai entendu le Prophète (sawas) dire : « A la fin du monde apparaîtront de jeunes gens au raisonnement insensé, ils se référeront à la meilleure parole (au Coran) mais sortiront de l’Islam telle une flèche sort en transperçant le gibier. Leur foi ne dépassera pas leurs gosiers. Tuez-les partout où vous les rencontrerez. Celui qui les tue sera récompensé le jour de la Résurrection. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 3 – Hadith 4351 pages 580, 581

Sanad : Qoutayba (Ibn Sa’îd ath-Thaqafî) nous a rapporté disant que ‘Abd al-Wâhid (Ibn Ziyâd Aboû Bichr al-‘Abdî al-Basrî) nous a rapporté selon ‘Oumâra Ibn al-Qa‘qâ‘ Ibn Choubrouma (ad-Dabî al-Koûfî) qui dit : ‘Abd ar-Rahmân Ibn Abî Nou‘m (al-Bajalî) nous a rapporté disant avoir entendu Aboû Sa‘îd al-Khoudrî dire :
Matn : ‘Alî Ibn Abî Tâlib (Dieu en soit satisfait) envoya (du Yémen) une pépite d’or, qui n’avait pas encore été nettoyée de sa terre, dans une bourse en cuir au Prophète (sawas). Celui-ci la partagea entre quatre personnes, à savoir : -‘Ouyayna Ibn Badr (al-Fazârî), – Aqra‘a Ibn Hâbis (al-Handhalî), – Zayd (Ibn Mouhalhal at-Tâ’î) (appelé Zayd des chevaux), – et ‘Alqama Ibn ‘Oulâtha al-‘Amirî, ou ‘Amir Ibn at-Toufayl.
Quelqu’un dit : « nous avons plus de droit qu’eux d’avoir cette pépite ! »
Quand le Prophète (sawas) prit connaissance de ces dires, il dit : « Vous ne m’accordez pas votre confiance, alors que ceux qui sont dans les cieux me font confiance, et que la révélation me vient du ciel matin et soir ! »
Un homme aux yeux caves, aux joues et front saillants, à la barbe touffue, les cheveux rasés et les manches retroussées, dit au Prophète (sawas) : « Mohammad ! Crains Dieu ! — Malheur à toi, lui dit le Prophète (sawas), mais ne suis-je pas celui qui doit craindre Dieu le plus sur terre ? »
L’homme se retira. « Envoyé de Dieu ! Permets-moi de le tuer ! dit Khâlid Ibn al-Walîd. — Non, dit le Prophète (sawas), il se peut qu’il fasse sa prière ! — Combien d’hommes font leur prière par la bouche, alors qu’ils n’ont rien au cœur ! dit Khâlid. — Je n’ai pas été chargé de percer les cœurs de gens (pour en connaître les secrets), ni d’ouvrir leurs ventres ! (pour connaître si leur contenu est licite ou pas). »
Puis regardant l’homme se retirer, le Prophète (sawas) dit : « Cet homme donnera naissance à des descendants qui réciteront le Coran sans pour autant dépasser leur gorge. La foi quittera leurs cœurs comme sort la flèche qui passe à travers la cible. Si jamais je les atteignais, je les anéantirais comme fut anéanti le peuple de Thamoûd. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 3 – Hadith 4667 page 846

Sanad : Mohammad Ibn Kathîr (al-‘Abdî al-Basrî) nous a rapporté disant que Soufyân (Ibn Sa‘îd ath-Thawrî) nous a informés selon son père (Sa‘îd Ibn Masroûq Aboû Soufyân, ath-Thawrî al-Koûfî) selon (‘Abd ar-Rahmân) Ibn Abî Nou‘m (al-Bajalî) selon Aboû Sa‘îd (al-Khoudrî) (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : On envoya au Prophète (sawas) des biens qu’il partagea entre quatre personnes et dit : « c’est pour les gagner à l’Islam ! »
Alors un homme dit au Prophète (sawas) : « Tu n’as pas été équitable ! »
Le Prophète (sawas) dit (quand l’homme se retira) : « Cet homme donnera naissance à des descendants qui sortiront de leur foi ! »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 3 – Hadith 5057 page 1289

Sanad : Mohammad Ibn Kathîr (al-‘Abdî al-Basrî) nous a rapporté disant que Soufyân (Ibn Sa‘îd ath-Thawrî) nous a informés que al-A‘mach (Soulaymân Ibn Mihrân) nous a rapporté selon Khaythama (Ibn ‘Abd ar-Rahmân al-Jou‘fî) selon Souwayd Ibn Ghafala (al-Jou‘fî al-Koûfî) qui dit : ‘Alî (Ibn Abî Tâlib) (Dieu en soit satisfait) dit :
Matn : Le Prophète (sawas) dit : « A la fin du monde apparaîtront de jeunes gens au raisonnement insensé, ils se référeront à la meilleure parole (au Coran) mais sortiront de l’Islam telle une flèche sort en transperçant le gibier. Leur foi ne dépassera pas leurs gosiers. Tuez-les partout où vous les rencontrerez. Celui qui les tue sera récompensé le jour de la Résurrection. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 3 – Hadith 5058 pages 1289, 1290

Sanad : ‘Abdallah Ibn Yoûsouf (at-Tinnîsî) nous a rapporté disant que l’imam Mâlik nous a informés selon Yahya Ibn Sa‘îd (al-Ansârî) selon Mohammad Ibn Ibrâhîm Ibn al-Hârith at-Taymî (al-Madanî) selon Aboû Salama (‘Abdallah) Ibn ‘Abd ar-Rahmân (Ibn ‘Awf az-Zouhrî) selon Aboû Sa‘îd al-Khoudrî (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : J’ai entendu l’Envoyé de Dieu (sawas) dire : « Il apparaîtra parmi vous
des gens de telle sorte que vous mésestimerez votre prière face à la leur, votre jeûne face au leur et vos œuvres face aux leurs. Ils réciteront le Coran sans que son effet ne dépasse leurs gosiers ! Ils sortiront de la foi aussi vite qu’une flèche de son gibier (en le transperçant) ! En regardant sa pointe, on n’y verra aucune trace, ni sur la hampe, ni sur les palmes qui la garnissent, au point qu’on doutera même qu’elle ait été tirée de l’arc ! »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 4 – Hadith 6163 pages 681, 682

Sanad : Douhaym (‘Abd ar-Rahmân Ibn Ibrâhîm ad-Dimachqî) m’a rapporté que al-Walîd (Ibn Mouslim, Aboû al-‘Abbâs, al-Qourachî ad-Dimachqî) nous a rapporté selon al-Awzâ‘î (Aboû ‘Amr ‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘Amr) selon (Ibn Chihâb) az-Zouhrî (Mohammad Ibn Mouslim) selon Aboû Salama (‘Abdallah) Ibn ‘Abd ar-Rahmân (Ibn ‘Awf az-Zouhrî) et ad-Dahhâk (Aboû Sa‘îd Sa‘d Ibn Mâlik Ibn Sinân) selon Aboû Sa‘îd al-Khoudrî qui dit :
Matn : Pendant que le Prophète (sawas) partageait un jour un butin, un homme des Banoû Tamîm appelé Dhoû al-Khouwaysira dit : « Ô Envoyé de Dieu, sois juste dans ton partage ! — Malheur à toi ! qui donc serait juste si je ne l’étais pas ? lui répliqua le Prophète (sawas). »
‘Omar (Ibn al-Khattâb) dit au Prophète (sawas) : « Permets-moi de lui trancher le cou ! — Non, répondit le Prophète (sawas), il a des compagnons que l’un de vous mésestime sa salât comparée à la leur, et son jeûne comparé au leur. Ils sortent de la foi aussi vite qu’une flèche transperce son gibier ! As-tu vu sa pointe ? Tu n’y vois aucune trace de sang ! Tu regardes la jonction de fer avec son support, tu n’y vois rien ! Tu regardes sa hampe, non plus ! Tu regardes les palmes qui la garnissent, aucune trace ! La flèche aura traversé en toute vitesse sang et chyme sans en garder trace ! Ils feront leur apparition au moment où les gens se trouveront en dissidence ! Ils se caractériseront par la présence parmi eux d’un homme dont le biceps de l’un de ses bras s’agite comme le sein d’une femme !
Aboû Sa‘îd al-Khoudrî dit : J’atteste avoir entendu ce hadîth directement du Prophète (sawas) et j’atteste que j’étais avec ‘Alî (Ibn Abî Tâlib) quand il les a combattus. ‘Alî ordonna de chercher cet homme. On le retrouva parmi les morts. Je l’ai vu ! Il portait le signalement tel que le Prophète (sawas) l’avait dépeint !

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 6930 pages 114, 115

Sanad : ‘Omar Ibn Hafs Ibn Ghiyâth (an-Nakh‘î) nous a rapporté : mon père (Hafs Ibn Ghiyâth an-Nakh‘î) nous a rapporté que al-A‘mach (Soulaymân Ibn Mihrân) nous a rapporté que Khaythama (Ibn ‘ Abd ar-Rahmân al-Jou‘fï) nous a rapporté que Souwayd Ibn Ghafala (al-Jou‘fî al-Koûfî) nous a rapporté disant : ‘Alî (Ibn Abî Tâlib) (Dieu en soit satisfait) dit :
Matn : Sachez que si je vous transmets des hadîth d’après le Prophète (sawas), j’aimerais mieux choir du ciel plutôt que de lui attribuer ce qu’il n’a point fait ni dit. En revanche, si je vous parle des affaires de ce monde, sachez que la guerre est tromperie. J’ai entendu le Prophète (sawas) dire : « On verra naître à la fin des temps, de jeunes gens aux désirs insensés parlant un des plus beaux langages, leur foi ne dépassant pas le bout des lèvres, s’écartant de la voie de la religion comme la flèche sort en transperçant le gibier. Où vous les trouvez, tuez-les car quiconque les tue, aura sa récompense le jour de la Résurrection. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 6931 pages 115, 116

Sanad : Mohammad Ibn al-Mouthannâ (Aboû Moûsâ al-‘Anazî az-Zaman) nous a rapporté que ‘Abd al-Wahhâb (Ibn ‘Abd al-Majîd ath-Thaqafî al-Basrî) nous a rapporté disant : j’ai entendu Yahyâ Ibn Sa‘îd (al-Ansârî) dire : Mohammad Ibn Ibrâhîm (Ibn al-Hârith at-Taymî al-Madanî) nous a informés selon Aboû Salama (‘Abdallah Ibn ‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘ Awf az-Zouhrî) et ‘Atâ’ Ibn Yasâr déclarèrent s’être rendus chez Aboû Sa‘îd al-Khoudrî.
Matn : Ils l’interrogèrent à propos des Haroûriyya, et s’il avait entendu le Prophète (sawas) en parler. Il leur répondit : « Je ne sais rien de ces gens. Tout ce que je sais, c’est que j’ai entendu le Prophète (sawas) dire : « Il naîtra au sein de cette communauté des gens dont vous trouverez la salât bien meilleure que la vôtre, qui réciteront le Coran mais sans jamais en saisir le sens, et qui s’écarteront de la voie de la religion comme la flèche qu dévie de son objectif. L’archer observera alors sa flèche : la pointe de celle-ci, puis la pointe qui fixe le fer, sans trouver nul indice de prise. Et il sera enclin à ne pas douter que la flèche porte des tâches de sang dans sa partie supérieure. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 6932 page 116

Sanad : Yahyâ Ibn Soulaymân (al-Jou‘fî al-Koûfï) nous a rapporté que (‘Abdallah) Ibn Wahb (Ibn Mouslim al-Misrî) m’a rapporté que ‘Omar (Ibn Mohammad Ibn Zayd Ibn ‘Abdallah Ibn ‘Omar) m’a rapporté que son père (Mohammad Ibn Zayd Ibn ‘Abdallah Ibn ‘Omar) lui a rapporté que (‘Abdallah) Ibn ‘Omar (Ibn al-Khattâb), évoquant les Haroûriyya, dit :
Matn : Le Prophète (sawas) dit : « Ils sortiront de l’Islam telle la flèche qui transperce le gibier. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 6933 pages 116, 117

Sanad : ‘Abdallah Ibn Mohammad (Aboû Ja‘far al-Jou‘fî al-Mousnadî) nous a rapporté que Hichâm (Ibn Yoûsouf as-San‘ânî) nous a rapporté que Ma‘mar (Ibn Râchid al-Azdî al-Basrî) nous a informés selon (Ibn Chihâb) az-Zouhrî (Mohammad Ibn Mouslim) selon Aboû Salama (‘Abdallah Ibn ‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘Awf az-Zouhrî) selon Aboû Sa‘îd (al-Khoudrî) qui dit :
Matn : Comme nous étions en compagnie du Prophète (sawas) qui répartissait un butin, un homme des Tamîm, nommé ‘Abdallah Ibn Dhoû al-Khouwaysira at-Tamîmî, s’approcha de lui et lui dit : « Sois juste dans ton partage, ô Mohammad ! »
Se tournant vers lui, le Prophète (sawas) s’écria : « Malheur à toi ! Qui donc saurait être juste si je ne le suis pas ! » ‘Ômar Ibn al-Khattâb dit alors : « Ô Envoyé de Dieu ! Permets-moi de lui trancher la tête ! » mais le Prophète (sawas) refusa et lui dit : « Laisse-le, cet homme-là a ses semblables qui sont des gens dont vous trouverez la salât et le jeûne bien meilleurs que les vôtres, mais dévient de la voie de la religion comme la flèche qui, en s’échappant de l’arc comme un éclair, transperce le gibier. Quand on aura observé les plumes de la flèche, sa pointe, puis les nerfs d’attache, puis son bois, on n’y trouvera rien, ni trace de sang ni de chyme. Ces gens seront reconnus par la présence dans leurs rangs d’un homme dont un bras -ou comme l’aurait dit un autre, son sein est comme celui de la femme- ou encore suivant un autre dire, comme une masse charnue qui s’agite.
Ils surgiront parmi les croyants à un moment où ces derniers seront divisés en sectes schismatiques ».
Aboû Sa‘îd al-Khoudrî ajoute : J’atteste et je témoigne que j’ai entendu ce hadîth de la bouche même du Prophète (sawas), et j’atteste que j’étais dans l’armée de ‘Alî (Ibn Abî Tâlib) qui les combattit. On présenta le cadavre de cet homme à ‘Alî. Je l’ai vu, il portait le signalement tel que le Prophète (sawas) l’avait annoncé. C’est au sujet de cet homme que fut révélé ce verset : « Il en est parmi eux qui te critiquent à propos de la répartition des aumônes. » (Sourate 9, at-Tawba, verset 58).

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 7432 page 457, 458, 459

Sanad : Qabîsa (Ibn ‘Ouqba al-Koûfî) nous a rapporté que Soufyân (Ibn Sa‘îd ath-Thawrî) nous a rapporté selon son père (Sa‘id Ibn Masrouq Aboû Soufyân, ath-Thawn al-Koûfî) selon (‘Abd ar-Rahmân) Ibn Abî Nou‘m (al-Bajalî) -ou Aboû Nou‘m, le doute est de Qabîsa- selon Aboû Sa‘îd (al-Khoudrî) qui dit :
On envoya une petite pièce d’or au Prophète (sawas) et il la partagea entre quatre personnes.
Autre sanad : Ishâq (Ibn Ibrâhîm) Ibn Nasr (as-Sa‘dî) m’a rapporté que ‘Abd ar-Razzâq (Ibn Hammâm as-San‘ânî) nous a rapporté que Soufyân (Ibn Sa‘îd ath-Thawrî) nous a informés selon son père (Sa‘îd Ibn Masroûq Aboû Soufyân, ath-Thawrî al-Koûfî) selon (‘Abd ar-Rahmân) Ibn Abî Nou‘m (al-Bajalî) selon Aboû Sa‘îd (al-Khoudrî) qui dit :
Matn : Lors de son séjour au Yémen, ‘ Alî (Ibn Abî Tâlib) envoya au Prophète (sawas) une petite jatte d’or avec sa poussière. Le Prophète (sawas) la partagea entre :
– al-Aqra‘ Ibn Hâbis al-Handhalî, des Banoû Moujâchi,
– ‘Ouyayna Ibn Badr al-Fazârî,
– ‘Alqama Ibn ‘Oulâtha al-‘Amirî, des Banoû Kilâb, et
– Zayd al-Khayl at-Tâ’î, des Banoû Nabhân.
Les Qouraych et les Ansâr se sentirent lésés et dirent : il a donné aux notables de Najd en nous privant. Le Prophète (sawas) dit : « J’ai agi de la sorte dans l’espoir qu’ils conserveront leur foi en l’Islam. »
Puis, arriva un homme aux yeux creux, au front saillant, à la barbe dense, aux joues saillantes, et à la tête rasée qui dit : « Ô Mohammad ! Prémunis-toi de Dieu ! — Et qui d’autre obéira à Dieu si je lui désobéis, Lui qui m’a confié Son message à transmettre aux habitants de la terre, alors que vous, vous n’avez pas confiance en moi !»
Quelqu’un parmi l’assistance -je pense que c’était Khâlid Ibn al-Walîd-demanda la permission de l’exécuter. Mais le Prophète (sawas) le lui interdit. Quand l’homme partit, le Prophète (sawas) dit : « Il y aura parmi la descendance de cet homme des gens qui réciteront le Coran sans qu’il dépasse leur gorge (sans atteindre leur cœurs). Ils sortiront de l’Islam comme le ferait une flèche qui passe à travers sa cible. Ils tueront les gens de confession musulmane tout en épargnant les idolâtres. Si je reste en vie jusqu’à leur apparition, je les tuerai comme furent tués les ‘Ad (peuple du prophète Hoûd). »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 7562 page 555

Sanad : Aboû an-Nou‘mân (Ârim Mohammad Ibn al-Fadl as-Sadoûsî) nous a rapporté que Mahdî Ibn Maymoûn, Aboû Yahyâ al-Azdî) nous a rapporté disant : j’ai entendu Mohammad Ibn Sîrîn rapporter selon Ma‘bad Ibn Sîrîn (al-Ansârî al-Basrî) selon Aboû Sa‘îd al-Khoudrî (Dieu en soit satisfait) que :
Matn : Le Prophète (sawas) dit : « Viendra un jour où, du côté de l’orient, apparaîtront des gens qui réciteront le Coran sans qu’il dépasse leur gorge. Ils glisseront hors de la religion comme le ferait une flèche vers son objectif. Ils n’y reviendront que si la flèche retourne à son point de départ. — Et à quoi les reconnaîtra-t-on ? demanda-t-on. —Il seront reconnaissables à leurs têtes rasées. »