Où faire les prières surérogatoires pendant le mois de Ramadhan ? (Tarawih)

Sur la question des prières dites de « Tarawih », il est important de comprendre qu’il n’est pas question de savoir s’il faut faire ces prières, mais il est question de savoir où les faire : à la maison, ou à la mosquée ?

La réponse est claire, nette et précise, dans tous les récits qui traitent des prières surrérogatoires pendant le Ramadhan, le Prophète (sawas) a très clairement légiféré en disant que la MEILLEURE PRIERE est celle qui est faite à la maison (scans en bas de page) :

« Faites vos prières chez vous. La meilleure prière est celle faite chez soi, sauf la prière rituelle. »
Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 1 – Hadith 731 pages 522, 523

« Faites votre salât chez vous ! La meilleure salât est celle faite chez soi, sauf la salât prescrite. »
Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 4 – Hadith 6113 page 651

« Accomplissez donc votre salât chez vous, car la meilleure salât est celle que vous accomplissez dans vos demeures, exception faite de la salât prescrite. »
Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 7290 page 362

« La prière d’une personne dans sa maison est meilleure que sa prière dans mon Masjid, à part les prières obligatoires. » (Sahih)
Sunan Abu Dawud – Edition Darussalam – Volume 1 – Hadith 1044 page 610

Les scans complets de ces récits se trouvent plus bas dans l’article.

La meilleure prière pendant le mois de Ramadhan est donc celle qui est faite à la maison, non ? Pourquoi vouloir absolument contredire cette parole ? Pourquoi vouloir prier à la Mosquée et faire l’inverse de ce que le Prophète (sawas) nous conseille ?

On peut lire aussi ceci :

Le Prophète (sawas) a dit : « Celui qui, avec foi et comptant sur la récompense divine, accomplit des prières surérogatoires durant les nuits de Ramadan, verra ses péchés antérieurs absous. »
Ibn Chihâb az-Zouhrî dit : « Le Prophète (sawas) rendit l’âme laissant les fidèles accomplir les prières surérogatoires telles quelles (individuellement chacun selon sa bonne volonté). Cette pratique continua sous le califat d’Aboû Bakr as-Siddîq et au début du califat de ‘Omar Ibn al-Khattâb. » 
Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 2009 page 162

Donc on comprend très bien que la prière surérogatoire pendant Ramadhan à la mosquée n’existait pas du temps du Prophète (sawas), ni d’Abu Bakr, ni de celui du début du califat de ‘Omar.

D’autres récits nous apprennent que le fils de ‘Omar ne faisait pas non plus Tarawih à la mosquée:

7713- Abu Bakr nous a rapporté, d’après ibn Numayr, à la suite d’Ubaydullah ibn Omar, et Nâfi’, qu’ibn Omar ne rejoignait pas les gens pour prier la nuit durant le ramadan. Et il ajoute : Salem et al-Qasam ne le faisaient pas non plus.

7714- Waki’ nous a rapporté, d’après Safin, selon Mansour, que Mujahid a dit : un homme a demandé à ibn Omar : devrais-je prier la nuit derrière l’imam pendant le mois de ramadan ? Il lui dit: tu écoutes (tout) comme un âne.

Et qu’il est meilleur de lire une sourate ou deux que prier la nuit derrière un imam !

7715- Waki’ nous rapporte, selon Safin, d’après Abi Hamza, qu’Ibrahim a dit : si je ne connaissais pas plus d’une sourate ou deux, les répéter est à mes yeux, plus bénéfique que prier la nuit derrière un imam, pendant le mois de ramadan.

Hadiths tirés d’Al-Kitab al-Musannaf fi-l-ahâdith wa-l-âthâr de Abu Bakr Abdallah ibn Muhammad ibn Abi Chayba (un des professeurs de Boukhari) (Tome 2, Page 168, Edition DKI, Beyrouth, 1995)

 

2014 – Ibn Marzouq rapporte (…) d’après Bichr ibn Saad que selon Zayd ibn Thabit le prophète (ppsl) s’est fait confectionner une pièce de nattes au sein de la mosquée, il y a fait sa prière durant quelques nuits. Cela a duré jusqu’à ce que les gens se soient rassemblés, puis, une nuit, ayant perdu sa voix et ayant pensé qu’il s’est endormi, ils ont commencé à toussoter pour le faire sortir. Il leur a dit : « vous continuez encore à faire ce je vous ai vu faire, au point que je crains maintenant que la veillée nocturne ne devienne imposée. Mais si jamais elle l’est, vous ne pourrez pas l’accomplir. Priez, ô croyants, chez vous. La meilleure prière est celle qu’on fait chez soi, à part les prières canoniques ».

2015 – D’après Abu Daoud (…) Zayd ibn Thabit rapporte que le prophète (ppsl) a dit : « la prière du croyant chez soi est meilleure que sa prière dans ma mosquée, exception faite des prières canoniques ».

2016 – Rabi’ al-Jizi rapporte (…) d’après Zayd ibn Thabit, le Messager de Dieu a dit : « à part les prières canoniques, la meilleure prière est celle qu’on fait chez soi ».

2017 – Fahd nous rapporte, d’après Abu Nu’aym, à la suite de Sofiane, Ubaydullah, et Nâfi’, qu’ibn Omar (que Dieu soit satisfait d’eux), ne faisait pas la prière derrière un imam pendant le ramadan.

2018 – Abu Bakra dit : selon Mu’ammal, à la suite de Sofiane, Mansour, et Mujahid : un homme a dit à ibn Omar (que Dieu soit satisfait d’eux) : devrais-je prier derrière l’imam pendant le ramadan ? Il lui dit : peux-tu réciter le Coran ? Il dit : oui.Alors, lui dit-il, prie chez toi.

2019 – Fahd nous a rapporté, selon Abu Nu’aym, à la suite de Sofiane, Abu Hamza, Mughira, qu’Ibrahim a dit : si je ne connaissais que deux sourates du Coran seulement, les répéter est à mes yeux, de loin meilleur, que de prier derrière un imam pendant le ramadan.

2020 – Raouh ibn al-Faraj rapporte, d’après Youssef ibn ‘Uday, à la suite d’Abu al-Ahwas, Mughira, qu’Ibrahim a dit : les veilleurs nocturnes priaient dans une partie de la mosquée, au moment où l’imam guidait la prière des autres, durant le ramadan.

2021 – Abu Bakra nous rapporte, d’après Raouh ibn ‘Abâda, à la suite de Chu’ba, selon al-Mughira, qu’Ibrahim a dit : les gens priaient pendant le ramadan, certains derrière un imam, et d’autres sans imam, dans la même mosquée.

2022 – Abu Bakra nous rapporte, à la suite de Mu’ammal, Sofiane, Abu Hamza, qu’Ibrahim a dit : si je ne connaissais qu’une seule sourate du Coran, la répéter tout seul, me serait infiniment plus bénéfique que veiller la nuit derrière l’imam.

2023 – Younis et Fahd nous rapportent, d’après Abdallah ibn Youssef, à la suite d’ibn Lahî’a, Abi al-Aswad, que ‘Urwa faisait la prière avec les gens durant le ramadan, puis repartait chez lui, sans les rejoindre pour la veillée nocturne.

2025 – Younis nous rapporte, d’après Anas, selon Ubaydullah ibn Omar : j’ai vu al-Qasem, Salem, et Nâfi’ repartir de la mosquée pendant le ramadan, sans prier avec les gens.

« Tous ces hommes sur lesquels nous avons rapporté ces traditions, préféraient, chacun prier tout seul durant le mois du Ramadan, à la prière derrière un imam. C’est la position juste. »

 Charh Ma’âni al-Athâr de l’Imam Abu Jaafar Ahmed b. Muhammed Et-Tahâwi (Tome 1, Dar al-Kotob al-Ilmiyah, Beyrouth 2006)

 

Al-Moudawana al-Kobra de Sahnoun ibn Saïd at-Tanoukhi, à propos des prières pendant Ramadhan

Malik Ibn Anas a dit en parlant des prières surérogatoires :

« Si il peut qu’il prie chez lui, c’est préférable »
« Moi aussi je fais comme eux (en parlant des savants qui prient à la maison) »

Sunan Abu Dawud – Edition Darussalam – Volume 1 – Hadith 1044 page 610

1044. Zaid bin Thabit a rapporté que le Prophète sawas a dit : « la prière d’une personne dans sa maison est meilleure que sa prière dans mon Masjid, à part les prières obligatoires. » (Sahih)

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 1 – Hadith 729 pages 521, 522

Sanad : Mohammad (Ibn Salâm (al-Bîkandî) nous a rapporté disant que ‘Abda (‘Abd ar-Rahmân Ibn Soulaymân al-Koûfî) nous a informés selon Yahyâ Ibn Sa‘îd al-Ansârî selon ‘Amra (Bint ‘Abd ar-Rahmân Ibn Sa‘d Ibn Zourâra al-Ansâriya) selon ‘A’icha (la mère des croyants) qui dit :
Matn : Le Prophète (sawas) faisait d’habitude ses prières (surérogatoires) de nuit dans sa chambre. Le mur de la chambre était bas et les gens pouvaient voir la silhouette du Prophète (sawas). Alors ils se mirent à le suivre dans sa prière et le matin ils en parlèrent ! La nuit suivante, le Prophète (sawas) fit de même et les gens le suivirent aussi. Cela se répéta deux ou trois fois.
Ensuite le Prophète (sawas) s’abstint et ne leur apparut plus ! Le matin les gens lui en demandèrent la raison, alors il leur dit : « J’ai craint que la prière (surérogatoire) de nuit ne vous devienne obligatoire ! »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 1 – Hadith 730 page 522

Sanad : Ibrâhîm Ibn al-Moundhir (al-Hizâmî al-Madanî) nous a rapporté disant que Ibn Abî Foudayk (Mohammad Ibn Ismâ‘îl) nous a rapporté disant que Ibn Abî Dhi’b (Mohammad Ibn ‘Abd ar-Rahmân) nous a rapporté selon (Sa‘îd Ibn Abî Sa‘îd) al-Maqbourî selon Aboû Salama (‘Abdallah) Ibn ‘Abd ar-Rahmân (Ibn ‘Awf az-Zouhrî) selon ‘A’icha (la mère des croyants), Dieu en soit satisfait, qui dit :
Matn : Le Prophète (sawas) avait une natte qu’il étendait le jour et dressait la nuit (pour s’abriter derrière elle dans ses prières). Des fidèles se réunirent pour prier derrière lui.

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 1 – Hadith 731 pages 522, 523

Sanad : ‘Abd al-A‘alâ Ibn Hammâd (al-Basrî al-Baghdâdî) nous a rapporté disant que Wouhayb (Ibn Khâlid Ibn ‘Ajlân al-Bâhilî) nous a rapporté disant que Moûsâ Ibn ‘Ouqba (Ibn Abî Ayyâch al-Madanî) nous a rapporté selon Aboû an-Nadr (Sâlim Ibn Abî Oumayya, l’affranchi de ‘Omar Ibn ‘Oubaydallah) selon Bousr Ibn Sa‘îd selon Zayd Ibn Thabit (al-Ansârî) qui dit :
Matn : Le Prophète (sawas) se fit un abri, je crois en natte, pendant le mois de Ramadan. Il y pria quelques nuits. Certains compagnons se mirent à prier derrière lui. Ayant remarqué leur présence répétée, il s’abstint… Il sortit et leur dit :
« J’ai su ce que vous avez fait ; faites vos prières chez vous. La meilleure prière est celle faite chez soi, sauf la prière rituelle. »
Autre sanad : ‘Affân (Ibn Mouslim as-Saffâr) dit Wouhayb (Ibn Khâlid Ibn ‘ Ajlân al-Bâhilî) nous a rapporté disant avoir entendu Moûsâ (Ibn ‘Ouqba Ibn Abî Ayyâch al-Madanî) rapporter ce hadîth selon Aboû an-Nadr (Sâlim Ibn Abî Oumayya, l’affranchi de ‘Omar Ibn ‘Oubaydallah) selon Bousr Ibn Sa‘îd selon Zayd Ibn Thabit (al-Ansârî) selon le Prophète (sawas).

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 1 – Hadith 924 pages 631, 632

Sanad : Yahya Ibn Boukayr (al-Misrî) nous a rapporté disant que al-Layth (Ibn Sa‘d al-Misrî) nous a rapporté selon ‘Ouqayl (Ibn Khâlid al-Aylî l’affranchi de ‘Othmân Ibn ‘Affân) selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) qui dit : ‘Orwa (Ibn az-Zoubayr) m’a informé disant que ‘Â’icha (la mère des croyants) l’a informé disant que :
Matn : Le Prophète (sawas) sortit une fois à la mosquée au milieu de la nuit pour faire des prières (surérogatoires). Quelques fidèles prièrent derrière lui. Le matin les gens diffusèrent la nouvelle. Le soir suivant, un nombre plus important de fidèles se réunit et pria derrière le Prophète (sawas) Au matin les gens en parlèrent encore. Le troisième soir le Prophète (sawas) sortit pour prier et les gens firent la prière avec lui. A la quatrième nuit la mosquée fut comble ! Le matin, après avoir accompli la prière du soubh le Prophète (sawas) fit face aux gens, attesta qu’il n’y de Dieu qu’Allah et dit : « après ce préambule, sachez que ce que vous avez fait ne m’a pas échappé, mais je crains que cette prière ne vous soit imposée et que vous soyez incapables de l’assumer ! »
Autre sanad : [Râwî non défini mode de transmission indéfini, râwî non défini mode de transmission indéfini] Yoûnous (Ibn Yazîd al-Aylî l’affranchi de Mou’âwiya Ibn Abî Soufyân) rapporte ce hadîth aussi [selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Orwa Ibn az-Zoubayr selon ‘Â’icha (la mère des croyants)].

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 1 – Hadith 1129 page 768, 769

Sanad : ‘Abdallah Ibn Yoûsouf (at-Tinnîsî) nous a rapporté disant que l’imam Mâlik nous a informés selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Orwa Ibn az-Zoubayr selon ‘Â’icha, la mère des croyants (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : Un soir le Prophète (sawas) fit son tahajjoud à la mosquée. Des gens le suivirent. La nuit suivante, il fit de même et les gens y étaient plus nombreux. La troisième nuit ou la quatrième, ils se réunirent encore, mais le Prophète (sawas) ne sortit pas. Au matin il leur dit : « J’ai vu ce que vous avez fait ! Rien ne m’a empêché de sortir vers vous que la crainte que cette prière ne vous soit imposée ! » C’était au mois de Ramadan.

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 2008 page 161

Sanad : Yahya Ibn Boukayr (al-Misrî) nous a rapporté disant que al-Layth (Ibn Sa‘d al-Misrî) nous a rapporté selon ‘Ouqayl (Ibn Khâlid al-Aylî l’affranchi de ‘Othmân Ibn ‘Affân) selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) qui dit : Aboû Salama (‘Abdallah Ibn ‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘Awf az-Zouhrî) m’a informé disant que Aboû Hourayra (ad-Dawsî) (Dieu en soit satisfait) dit :
Matn : J’ai entendu le Prophète (sawas) dire à propos de Ramadan : « Celui qui, avec foi et comptant sur la récompense divine, accomplit des prières surérogatoires durant les nuits de Ramadan, verra ses péchés antérieurs pardonnés. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 2009 page 162

Sanad : Abdallah Ibn Yoûsouf (at-Tinnîsî) nous a rapporté disant que l’imam Mâlik nous a informés selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon Houmayi Ibn Abd ar-Rahmân (Ibn ‘ Awf az-Zouhrî) selon Aboû Hourayra (ad-Dawsî) (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : Le Prophète (sawas) dit : « Celui qui, avec foi et comptant sur la récompense divine, accomplit des prières surérogatoires durant les nuits de Ramadan, verra ses péchés antérieurs absous. »
Ibn Chihâb az-Zouhrî dit : « Le Prophète (sawas) rendit l’âme laissant les fidèles accomplir les prières surérogatoires telles quelles (individuellement chacun selon sa bonne volonté). Cette pratique continua sous le califat d’Aboû Bakr as-Siddîq et au début du califat de ‘Omar Ibn al-Khattâb. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 2010 page 162, 163

Sanad : [‘Abdallah Ibn Yoûsouf (at-Tinnîsî) nous a rapporté disant que l’imam Mâlik nous a informés] selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon Orwa Ibn az-Zoubayr selon ‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘Abd al-Qâriyyi (Ibn Daych al-Madanî) qui dit :
Matn : Je sortis avec ‘Omar Ibn al-Khattâb (Dieu en soit satisfait) à la mosquée une nuit de Ramadan. Les gens y faisaient leurs prières de façon dispersés, certains priaient individuellement d’autres par petits groupes derrière un imam.
« Il serait mieux, à mon avis, de les réunir derrière un seul imam, dit ‘Omar ! »
Puis il décida de les réunir derrière Oubayy Ibn Ka‘b.
Une autre nuit, je sortis avec ‘Omar à la mosquée. Les gens y étaient alignés en prière derrière un seul qâri’ (lecteur de Coran) comme imam. « C’est vraiment une excellente innovation (bid‘a) que celle-ci ! dit-il. Pourtant la prière accomplie lors de leur sommeil est plus méritoire » voulant dire les prières surérogatoires accomplies à la fin de la nuit, alors que celles-ci sont accomplies au début de la nuit.

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 2011 page 163

Sanad : Ismâ‘îl (Ibn ‘Abdallah Ibn Abî Ouways al-Asbahî al-Madanî) nous a rapporté disant que l’imam Mâlik m’a rapporté selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Orwa Ibn az-Zoubayr selon l’épouse du Prophète (sawas) ‘Â’icha (la mère des croyants) (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : Le Prophète (sawas) fit les prières (des tarâwîh) pendant le mois de Ramadan.

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 2 – Hadith 2012 page 163, 164

Sanad : Yahya Ibn Boukayr (al-Misrî) nous a rapporté disant que al-Layth (Ibn Sa‘d al-Misrî) nous a rapporté selon ‘Ouqayl (Ibn Khâlid al-Aylî l’affranchi de ‘Othmân Ibn ‘Affân) selon Ibn Chihâb (az-Zouhrî, Mohammad Ibn Mouslim) selon ‘Orwa Ibn az-Zoubayr qui dit : ‘Â’icha (la mère des croyants) (Dieu en soit satisfait) l’a informé disant que :
Matn : Le Prophète (sawas) sortit au milieu de la nuit à la mosquée et accomplit des prières surérogatoires. Des gens prièrent derrière lui. Le matin, le bruit se propagea et le lendemain les gens furent plus nombreux. Le matin suivant le bruit circula encore ! La troisième nuit, le Prophète (sawas) sortit pour accomplir ses prières et les gens s’alignèrent sur lui. A la quatrième nuit la mosquée fut bondée à ne plus contenir ses fidèles, mais le Prophète (sawas) ne sortit qu’à la prière du soubh.
Après l’avoir présidée, il fit face aux fidèles, prononça la formule de foi :
« j’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah », puis il dit : « Rien ne m’a échappé de ce que vous avez fait, seulement je crains que cette prière ne vous soit imposée et que vous ne soyez pas en mesure de l’assumer ! »
Ibn Chihâb (az-Zouhrî dit : Le Prophète (sawas) quitta ce monde laissant la liberté à chacun d’agir selon sa propre détermination.

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 4 – Hadith 5861 page 516

Sanad : Mohammad Ibn Abî Bakr (Ibn ‘Alî Ibn ‘Atâ’ al-Mouqaddamî al-Basrî) m’a rapporté que Mou‘tamir (Ibn Soulaymân Ibn Tourkhân at-Taymî) nous a rapporté selon ‘Oubaydallah (Ibn ‘Omar al-‘Omarî) selon Sa‘îd Ibn Abî Sa‘îd (al-Maqbourî) selon Aboû Salama (‘Abdallah) Ibn ‘Abd ar-Rahmân (Ibn ‘Awf az-Zouhrî) selon ‘A’icha (Dieu en soit satisfait) :
Matn : Le Prophète (sawas) avait une natte qu’il déployait la nuit (pour s’abriter derrière lors de ses salât) et qu’il étendait le jour pour s’asseoir dessus.
Des croyants imitèrent son exemple pour accomplir la salât à sa suite, jusqu’à ce qu’ils devinrent nombreux. Il leur dit : « Ô gens, ne vous imposez comme pratiques que celles que vous pouvez exécuter sans embarras car Dieu ne cesse de les prendre en considération que lorsque vous-mêmes vous cessez de les pratiquer.
Dieu apprécie beaucoup plus les actions régulièrement accomplies, quand bien même elles seraient en petite quantité. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 4 – Hadith 6113 page 651

Sanad : Al-Makkî (Ibn Ibrâhîm al-Balkhî) nous a rapporté que ‘Abdallah Ibn Sa‘îd (Ibn Abî Hind al-Fazârî al-Madanî) [nous a rapporté : Aboû an-Nadr Sâlim (Ibn Abî Oumayya) l’affranchi de ‘Omar Ibn ‘Oubaydallah m’a rapporté selon Bousr Ibn Sa‘îd selon Zayd Ibn Thâbit (al-Ansârî) (Dieu en soit satisfait)].
Autre Sanad : Mohammad Ibn Ziyâd m’a rapporté que (Ghoundar) Mohammad Ibn Ja‘far (al-Houdhalî al-Basrî) nous a rapporté que ‘Abdallah Ibn Sa‘îd (Ibn Abî Hind al-Fazârî al-Madanî) nous a rapporté : Aboû an-Nadr Sâlim (Ibn Abî Oumayya) l’affranchi de ‘Omar Ibn ‘Oubaydallah m’a rapporté selon Bousr Ibn Sa‘îd selon Zayd Ibn Thâbit (al-Ansârî) (Dieu en soit satisfait) qui dit :
Matn : L’Envoyé de Dieu (sawas) se fit un abri avec une natte, il s’y rendait pour accomplir des salât (surérogatoires). Certains compagnons se mirent à prier derrière lui. Ayant remarqué leur présence répétée, il s’en abstint… Une nuit, ils l’attendirent en vain. Ils élevèrent leurs voix puis frappèrent à la porte. Enervé, il sortit et leur dit : « Vous avez tellement insisté que j’ai cru que cette salât allait être prescrite pour vous. Faites votre salât chez vous ! La meilleure salât est celle faite chez soi, sauf la salât prescrite. »

Sahih Al-Bukhari – Edition Al Qalam – Tome 5 – Hadith 7290 page 362

Sanad : Ishâq Ibn Mansoûr (Ibn Bahrâm al-Kawsaj al-Marwazî) nous a rapporté que ‘ Affân (Ibn Mouslim as-Saffâr) nous a informé que Wouhayb (Ibn Khâlid Ibn ‘Ajlân al-Bâhilî) nous a rapporté que Moûsâ Ibn ‘Ouqba (Ibn Abî Ayyâch al-Asdî) nous a rapporté : j’ai entendu Aboû an-Nadr (Sâlim Ibn Abî Oumayya, l’affranchi de ‘Omar Ibn ‘Oubaydallah) rapporter selon Bousr Ibn Sa‘îd selon Zayd Ibn Thâbit (al-Ansârî) que :
Matn : Le Prophète (sawas) se fit un abri en natte à la mosquée et y accomplit à la salât quelques nuits. Certains Compagnons se mirent à accomplir la salât derrière lui. Une nuit, il s’en abstint. Ils crurent qu’il s’était endormi. Alors ils se mirent à tousser pour l’inciter à venir présider la salât. Il sortit et dit : « J’ai constaté ce que vous vous imposiez, et j’ai craint que cette pratique ne soit consignée comme une obligation pour vous, auquel cas vous ne pourriez l’assumer. Accomplissez donc votre salât chez vous, car la meilleure salât est celle que vous accomplissez dans vos demeures, exception faite de la salât prescrite. »